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Mercredi 17 juin 2009



La crise à la HASYMA en chiffre :

 

- La société HASYMA (Groupe GEOCOTON) a déjà cédé plus de 2 564 058 000 Ar* d’actif pour assurer l’indemnisation des salariés mais la somme s’est évaporée ! (voir états financiers 2008 que nous vous communiquerons plus tard).

 

- La société a contracté un emprunt à long terme pour investissement de 2 500 000 000 Ar à la BFV-SG mais qui a été finalement utilisé pour payer la convention de diligence (salaire des dirigeants expatriés) et servir de trésorerie (sans parler des arriérés sur les ASP, des crédits à moyen terme et 1 000 000 000 d’Ar de découvert à la BOA).

 

- Les salaires des dirigeants ont été de 1 008 885 000 Ar en 2007 et 1 377 319 000 Ar en 2006. Les notes de frais ainsi que les salaires payés en monnaie locale (pour leurrer les salariés) ne sont pas encore inclus dans ce montant. Soit 84 073 731,36 Ar par mois à répartir entre deux expatriés (le Directeur Général : Simon Benoît) et le Directeur de Production (Kervinio Benoît) en 2007 et 114 776 606,5 Ar par mois à répartir entre 3 expatriés en 2006.

 

- Les intérêts payés à Dagris (emprunts et compte courant) s’élèvent à 809 967 000 Ar en 2007 et  628 038 000 Ar en 2006.

 

- Les pertes de changes ont atteint 587 550 000 Ar en 2006 contre 188 036 000 en 2007.

 

- Les intérêts auprès des banques locales ont atteint un record de 1 399 067 000 Ar (2007) et 1 019 720 000 Ar en (2008).

 

Qui sont les responsables ? Est-ce la chute du cours du coton ou les salariés ? Et ces dirigeants expatriés si compétents (puisque grassement rémunérés par le groupe GEOCOTON) vont-ils résoudre cette crise après avoir laissé pourrir la situation ? En tout cas, ils n’ont rien trouvé de mieux à faire que de ne plus payer les salariés de la HASYMA depuis le mois de janvier pour réduire les pertes effarantes de la société (voir article précédent sur la HASYMA et GEOCOTON).

 

 

* 3 000 Ar=1€ environ et le SMIC malgache est de 60 000 Ar soit un peu moins de 20€.

 

 

Par Bemainty - Ecrire un commentaire - Recommander - Voir les 1 commentaires
Publié dans : Hétéroclites
Lundi 18 mai 2009

27-04-2009

Quelle image avez-vous de Madagascar? Celle d'un beau pays, peuplé d'animaux endémiques et de plantes aux formes incroyables. Celle aussi d'un pays pauvre, l'un des plus pauvres du monde en fait. Si vous êtes un observateur un peu intéressé vous saurez également que la si belle nature malgache subit depuis de nombreuses années les effets de l'augmentation drastique de la population. Si vous êtes allé sur place, vous gardez alors également toujours à l'esprit l'accueil chaleureux de cette population malgache, ses sourires, sa disponibilité, malgré les difficultés de la vie quotidienne. Cette image est cependant tronquée. Derrière le décor se jouent des luttes de pouvoir qui ne s'expliquent que par la richesse même de cette île-continent. Pendant que Didier Ratsiraka était au pouvoir, de 1975 à 2001, rares étaient les reportages relatant ces richesses. De l'or, il y en avait très peu, des pierres peut-être mais semi-précieuses. Les exportations officielles de matières premières étaient extrêmement réduites. Quelques années avant que Didier Ratsiraka soit chassé du pouvoir, sa famille était à la tête de mines de saphir gardées jour et nuit par des milices armées. Pendant ce temps là, le pays s'endettait pour devoir, en 2002, plus de 4 milliards de dollars.

Prenons donc comme acquis que Madagascar est riche en matières premières, en biodiversité, en sites touristiques, en immenses espaces cultivables, en main-d'œuvre, etc. La qualité de son université jouit même d'une bonne renommée régionale. La position géostratégique de l'île en fait aussi un atout.

Trois types de personnes ont donc avantage à maîtriser le pouvoir pour que le développement politique et économique de Madagascar n'ait jamais lieu: les grandes entreprises étrangères qui peuvent profiter de l’exploitation des richesses naturelles à moindre coût ; la mafia malgache constituée de grandes familles s'entraidant pour maîtriser des réseaux de marché noir ; et les individus qui peuvent, en maîtrisant la corruption, faire fructifier leurs petites affaires pour obtenir à moindre frais une qualité de vie qu'ils ne retrouveraient pas ailleurs.

Ce sont ces intérêts-là qui maîtrisent les médias et qui, depuis le début de la crise et même avant, forgent notre vision.
Ravalomanana, l'homme à abattre ?
En 2002, un industriel hors des cercles habituels est parvenu à se faire élire grâce à sa notoriété, notoriété accumulée au travers de ses produits laitiers distribués dans tout le pays. Il devait aussi son élection à sa fortune qui lui a permis d'envoyer des émissaires dans tous les bureaux de vote pour déjouer les systèmes de manipulation des résultats.

Alors que l'ensemble de l'opposition contestait son élection depuis le début mais également après que son parti ait gagné les législatives puis les communales, les médias français l'ont tout de suite dépeint comme un arriviste, un nouveau-riche sans envergure.

Ravalomanana est pourtant l'un des très rares industriels malgaches ayant fait prospérer une industrie dans le pays. Il est l'un des seuls, sinon le seul, à ré-investir dans ce pays. Elu maire de la capitale, il est parvenu à transformer son visage en quelques années.

Après avoir finalisé les accords permettant à Madagascar d'effacer une grande partie de ses dettes, Marc Ravalomanana a très tôt mis sur pied un système de gestion et de contrôle des actions du gouvernement d'une rare qualité: le Madagascar Action Plan (1). Qui en a parlé dans nos médias ?

Durant son premier mandat, Marc Ravalomanana a déjà essuyé une tentative d'assassinat orchestrée par Pety Rakotoniaina, alors maire de Fianarantsoa, et par le général Randrianafidisoa dit « Fidy », le 18 novembre 2006, à la veille des élections présidentielles (2).
Cette tentative de coup d'État fut soutenue par de nombreux « opposants » qui pour la plupart n'obtiendront même pas le minimum de voix pour se voir retourner leur caution. Ce sont ces mêmes opposants que l'on retrouve autour de Andry Rajoelina aujourd'hui. Citons par exemple Monja Roindefo qui, après avoir obtenu 29 voix sur toute l’île en 2006, a été proclamé « Premier ministre » du « gouvernement de transition » de Rajoelina.

Andry Rajoelina, la dernière carte

L'élection à la mairie d'Antanananarivo d'Andry Rajoelina en 2007 a été initialement saluée par de nombreux observateurs comme un signe de la pluralité politique à Madagascar. Les Tananariviens critiquaient la gestion de l'ancien maire du parti présidentiel. Ils ont massivement boudé les urnes.

Jeune entrepreneur audacieux, ancien DJ de boite de nuit huppé, Andry Rajoelina jouissait d'une certaine popularité notamment auprès des jeunes. Plusieurs observateurs politiques ont cependant remarqué en 2008 un changement de comportement avec le retour sur le devant de la scène de plusieurs « vieux caïmans », proches de Didier Ratsiraka et des familles mafieuses. Les brouilles se sont multipliées jusqu'à la diffusion, à la mi-décembre et sur la chaîne privée appartenant au maire, d'une interview de l'ancien président en exil appelant à la désobéissance civile. Cette diffusion a été jugée comme portant atteinte à la sécurité de l'Etat et a conduit à la fermeture de la station.

Les médias ont présenté cette fermeture comme une atteinte à la liberté de la presse. Mais ils se sont bien gardés d'indiquer ce qu'avait dit l'ancien président dans cette interview réalisée en France, pays dans lequel il est autorisé à séjourner sous réserve de s'abstenir de toute activité politique.

Utilisant le prétexte de la fermeture de la télévision Viva, Andry Rajoelina a tout de suite émis un ultimatum auprès du pouvoir en demandant sa ré-ouverture et la démission de ministres sans quoi, « après le 13 janvier, il ne répondrait plus de ce qui allait arriver ». Parallèlement, une réelle campagne de diabolisation du Président était lancée profitant de deux autres faits divers: la prospection de terrain agraire par une société Sud-Coréenne et l'achat d'un nouvel avion présidentiel remplaçant l'ancien.

Dans les médias, le mouvement d'Andry Rajoelina a été montré, depuis le début et jusqu'aux derniers rebondissements de la mi-mars, comme une contestation populaire du pouvoir, le cri d'un peuple voulant se débarrasser de son président.

Si, jusqu’au 24 janvier, une partie de la population pensait encore participer à une manifestation contre la vie chère, cela n'était plus possible dès le 26, après que les manifestants eurent détruit des bâtiments stratégiques et pillé des magasins de produits de première nécessité. Les jours qui suivirent, le mouvement ne comptait plus que quelques milliers de partisans. Pourtant les journalistes français se pressaient au portillon pour interviewer le « jeune président », tout comme les diplomates et jusqu'à l'émissaire des affaires étrangères françaises, M. Joyandet.
Toutes les dépêches et tous les reportages de la radio et des télévisons de France Monde (France 24, RFI…) étaient au diapason. Plusieurs interviews de Andry Rajoelina, plusieurs dizaines de minutes d'explication justifiant son mouvement. Quelques secondes seulement pour le véritable Président de la République, Marc Ravalomanana.

Le parti présidentiel a organisé successivement deux meetings pacifiques regroupant jusqu’à 50 000 personnes au stade de Mahamasina (3). La seule explication présentée par le JT de France 2 : le président a payé l'assistance. « Témoignage » douteux. Pas de preuve.

Lorsque le 7 février Andry Rajoelina enjoint ses partisans à prendre possession du palais présidentiel d’Ambohitsorohitra et que cette tentative se solde par la mort de plusieurs dizaines de personnes, les médias accusent aussitôt le Président d'avoir fait massacrer des manifestants. Si l'on peut regretter le résultats et condamner la manière dont les forces de l'ordre ont réagi, la mise en accusation du Président dans cette affaire est un raccourci trop facile. Tout le monde savait ce qui allait arriver. On se demandait seulement comment? La presse n'a pas fait un large écho du fait que le Président a, dès le lendemain, demandé à ce qu'une commission d'enquête indépendante fasse la lumière sur les circonstances du drame.

Les « causes officielles » de la crise

Depuis le début de la crise, les reproches adressés par Andry Rajoelina sont présentés comme autant de vérités que les médias s'abstiennent de chercher à vérifier.
Présentée comme un fait avéré, la nouvelle du prétendu « don » de 1.3 million d'hectares de terrain agraire à la société Daewoo a fait le tour du monde en quelques jours (4). Des démentis ont été publiés dès le lendemain par la Présidence et par la société Daewoo (5) mais ils n'ont pas eu le même écho. Cette affaire a été utilisée par Andry Rajoelina pour justifier son mouvement.

L'achat d'un avion présidentiel de 60 millions de dollars a également fait grincer des dents. Ce qu'on oublie de dire, c'est que de nombreux pays possèdent de tels avions et que cela est d'autant plus utile à Madagascar qu'il y a très peu de routes et encore moins de voies aériennes internationales. Un avion est le seul moyen pour le Président de s'affranchir de la dépendance aux bailleurs de fonds ou à la France. Ce qu'on a oublié de dire également, c'est que l'avion précédent a été cédé à la compagnie aérienne nationale qui en avait un besoin urgent (6).

Andry Rajoelina reproche également au Président de mélanger les affaires de l'État avec ses propres affaires, mais il se garde bien de dire clairement ce qu'il pourrait y avoir d'illégal dans les agissements du Président (et il pense encore moins ester en justice…)

Finalement, la presse étrangère continue à faire l'impasse sur les réalisations du gouvernement ces dernières années (7). Ces réalisations restent cependant la meilleure carte du Président et la raison pour laquelle la population reste soudée derrière celui qu'elle considère comme un héros national. Des gens portent encore les T-shirts « électoraux » dans les rues…

Le recours à la force

La prise d'otages dans des écoles publiques puis au lycée français d'Antananarivo (8) a marqué un tournant dans la situation. Andry Rajoelina ne pouvait dès lors plus être considéré comme une carte valable. Après s'être caché plusieurs jours, il est réapparu « sous la protection de l'ONU, de la France et du Vatican » dans un joli imbroglio diplomatique: il aurait peur d'être arrêté.

Quelques jours auparavant, dès le 4 mars, les forces de l'ordre avaient enfin commencé à faire leur devoir pour rétablir l'ordre. Plusieurs manifestants étaient arrêtés, des pillards désarmés. La presse française parlait de « répression ».

Ce que nous cachent encore les médias c'est que, depuis le début de la crise et de manière de plus en plus intense, ce sont les proches du Président qui font l'objet de menaces et qui sont obligés de vivre cachés: les journalistes de l'anicenne télévision du président, mise à sac le 26 janvier, les membres dirigeants du parti présidentiel, les ministres, le Président de la Délégation Spéciale ayant remplacé le maire déchu. La maison de ce dernier a récemment été incendiée par les partisans de Rajoelina(9). Aucune mention n'a été faite sur le fait que les artistes malgaches qui devaient se produire lors des meetings en faveur du président auraient reçu des menaces (10).

Aucune mention sur le fait que, régulièrement, la radio d'Andry Rajoelina diffusait des menaces à peine voilées envers des personnes ciblées. Aucune enquête n'est faite auprès des familles malgaches qui vivent dans l'anxiété la plus totale depuis bientôt deux mois. Andry Rajoelina n'a donc rien à craindre du Président qui a promis plusieurs fois qu'il ne serait pas inquiété (11).

Le jeudi 12 mars devait marquer le début d'assises nationales placées sous la médiation d'un émissaire de l'ONU et du conseil des églises chrétiennes. Le Président avait accepté d'y participer et d'écouter les doléances de l'opposition. Andry Rajoelina a fait savoir qu'il boycotterait ces assises (12). Pendant ce temps, une fraction de l'armée malgache se mutinait. La sécurité des biens et des personnes n'étaient plus assurées. Un meeting en faveur du Président se terminait mercredi soir par des tirs sur plusieurs manifestants poursuivis, selon des témoins, par des soldats mutins (13). Pas un mot dans les médias français.

Ou presque. Mercredi soir, France 24 posait la question de savoir si les soldats mutins qui quadrillaient la ville poursuivaient les pillards ou les manifestants pro Ravalomanana. La télévision montrait le corps d'un manifestant tué par balles.

 

Vu sur koolsaina
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Publié dans : Lettres ouvertes
Jeudi 30 avril 2009

 

 

La mondialisation. Les sociétés malgaches vont faire connaissance avec le côté obscur de sa force. Incarné par des multinationales en recherche perpétuelle du maximum de rentabilité (même en cette période de crise mondiale) et traitant les ressources humaines de ces sociétés comme de vulgaires bétails juste bons à envoyer à l’abattoir, cette force invisible mais réellement palpable est entrain de perpétrer une mise à mort systématique de certaines sociétés malgaches. Ces dernières ont le malheureux privilège d’être dirigées par des expatriés à la solde de ces multinationales aux structures opaques. Et elles ne peuvent actuellement choisir qu’entre une mort certaine, à brève ou longue échéance (mais en gardant la tête haute), ou une mort atroce en se faisant dépouillé par les vautours de la mondialisation. C’est le cas de la société HASYMA dont une lettre ouverte adressée à ses dirigeants et actionnaires étrangers nous est parvenue (cliquez ici pour lire cette lettre : Lettre ouverte).

 

UNE ARRIVEE EN CATIMINI

 

Le membre du Conseil d’Administration du groupe GEOCOTON, Jean Pierre VIAL, est venu récemment à Madagascar et a emmené dans ses bagages une proposition d’indemnités de licenciement pour tous les salariés de la HASYMA. Cette offre, si on peut la nommer ainsi, est pourtant aux antipodes du cadre de la Convention Collective passée entre les salariés, l’Etat malgache et le groupe DAGRIS (groupe ayant acheté la HASYMA et ayant été racheté entres autres par le groupe GEOCOTON).

Sans complexe apparent et profitant de la crise politique frappant le pays, Mr VIAL et le groupe GEOCOTON veulent guillotiner la société HASYMA et son personnel. En effet, ils ont ni plus ni moins adressés un ultimatum expirant à la fin du mois d’avril comme quoi les salariés devront accepter leur proposition. En contre partie, ces derniers renonceront à la Convention Collective. Dans le cas contraire, la société HASYMA sera mise en liquidation judiciaire.

 

LE POT DE TERRE CONTRE LE BULLDOZER

 

Là où le bas blesse notamment est que le groupe GEOCOTON utilise le paiement des arriérés salariaux comme moyen de pression sur le personnel. On ne connaît que trop bien la précarité et la vulnérabilité d’un foyer malgache mais si de plus, le chef de ménage n’a pas perçu son salaire depuis quatre mois, que peut bien faire David face à Goliath ? Sa fille sera-t-elle aussi réduite à se prostituer pour nourrir la maisonnée comme le cas des filles de certains ouvriers de la société d’une sucrerie locale ?

Le couteau sur la gorge, l’ouvrier ne pourra que capituler sans avoir eu une seule chance de défendre sa cause. Sa voix ne portera pas bien loin dans le concert de la mondialisation. Que peut bien être son poids dans la balance de ces grandes multinationales dont les ramifications internationales sont si alambiquées ? RIEN. GEOCOTON passera et la misère pullulera.

Et en prime, les salariés porteront sur la conscience la mort de leur société, comme aiment à le répéter les dirigeants de GEOCOTON, s’ils refusent leur offre d’indemnisation. Ben, oui, pourquoi le groupe se priverait de cette dernière humiliation étant donné qu’il est facile d’achever un homme à terre. Cette lettre ouverte n’est donc qu’une bouteille lancée dans l’océan. C’est une ultime tentative, un dernier coup dérisoire car le sort de la HASYMA a été déjà scellé par le puissant GEOCOTON.

 

Lettre ouverte aux dirigeants et surtout aux responsables du groupe GEOCOTON



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Publié dans : Hétéroclites
Jeudi 30 avril 2009

A :     J. P.  VIAL ; B. Le CHATEAUX ; B. SIMON ; Aux Responsables de GEOCOTON ; Aux Responsable du Groupe Advens ; Aux responsables du Groupe CMA-CGM ; Aux actionnaires minoritaires de ces groupes.


Mesdames et Messieurs,

Nous dénonçons les agissements des dirigeants de la Hasyma qui essaient par tous les moyens d’éviter le paiement de nos salaires et de nos indemnités prévue dans la convention collective en bafouant nos droits les plus fondamentaux.

            Nous avons écrits plusieurs fois sur les quotidiens nationaux les maux de cette société afin que chacun de nous puisse se rendre compte de l’existence de l’ingérence et de la mauvaise gestion perpétrées par les dirigeants à plusieurs reprises et qui ont conduit à la mort certaine de la Hasyma. A chaque fois, nous somme obligés de rehaussé le ton pour conscientiser ces dirigeants mais apparemment, il en faut plus.

            A titre de rappel, il y a les salaires pharamineux des agents expatriés qui étaient masqué derrière la convention de diligence (40 millions d’ariary par mois pour un dirigeant !!!). La Hasyma était obligé de payer cette facture salée malgré son agonie. Sans parler de la compétence technique des agents expatriés qui ont été maintes fois remplacés (cas du poste de DG et du DAF) mais qui ont laissés des séquelles sur le plan financier et social de la société.

            Aucun plan d’affaire sérieux n’a été adopté. Les scenarios et les hypothèses ont été établis à tort et à travers sans se conformer à la réalité, juste pour faire dégager des chiffres qui plaisent à la direction et qui correspond à l’attente des membres du conseil d’administration. Pour preuve, nous somme à des années lumières de l’objectif posé par M. Vial de 50 000 tonnes de productions. Certes, l’environnement du marché du coton a changé mais avez-vous fournis le moindre effort pour faire face à ce changement ? Ceci explique peut-être l’effondrement de Dagris par rapport à ces concurrents ! En tant que société d’Etat, le groupe avait plus de force de réussir qu’à titre privé. Beaucoup d’erreurs ont été fait au niveau de Dagris (les actionnaires minoritaires de ce dernier en savent beaucoup là-dessus). Pour preuve, la nationalisation est de nouveau à l’ordre de jour dans de nombreux secteur, et l’Etat ne cesse de corriger et d’enseigner aux dirigeants qu’il faut renoncer aux avantages et intérêts personnels quand la société va mal !!!

            Des dépenses ostentatoires et des sommes mirobolantes ont été versées à titre d’honoraires des avocats, des conseillers juridiques, des conseillers techniques et aux autres frais relatifs à la préservation des patrimoines des actionnaires. Beaucoup d’encre ont été versé pour dénoncer ces pratiques mais le résultat est loin d’être satisfaisant.

            Pendant le régime M. RAVALOMANANA, nous nous sommes battus jusqu’au bout pour défendre nos droits. Malgré la cessation de paiement de nos salaires, la cessation de la prise en charge de nos hospitalisations et de nos frais médicaux, nous nous sommes cotisé pour envoyer des délégations aux ministères concernés et avons fait part de la violation flagrante de nos droits par les employeurs. Nous avons pu rencontrer le Premier ministre, le ministre du travail, le ministre de l’agriculture et les autres membres du gouvernement. Nous avons aussi exposé nos cas au niveau de la chambre basse et du Senat. Ils nous ont reçus et écoutés avec attention. Des projets sataniques pour pouvoir nous licencier et nous mettre à la porte ont été avortés.

            Rappelons que la convention collective qui prévoit nos indemnités en cas de licenciement a déjà fait l’objet de nombreuse référence en matière de jugement et de jurisprudence. Ainsi, nous comprenons mal votre obstination à ignorer et à fouler à vos pieds cette convention collective.

Conscient du souci et de la priorité du gouvernement sur la situation sociopolitique et économiques qui prévaut actuellement à Madagascar, nous avons préférés attendre et laisser au membre du gouvernement le temps de respirer et de se mettre bien en place. Or actuellement, un responsable de GEOCOTON était venu à Madagascar (Jean Pierre Vial) à l’improviste et a proposé aux salariés une indemnité de licenciement qui n’a rien à voir avec la convention collective déjà reconnu par la loi et n’oublions pas, accepté par les acquéreurs (Dagris) lors de la privatisation. En outre, les salariés devront renoncer à la convention collective s’ils acceptent cette offre. Notons que l’employeur use de tous les moyens machiavéliques pour faire pression et pour faire accepter sa proposition. A ce titre, ils proposent de payer les arriérés de salaires (4 mois) en sachant que des familles souffrent de la famine et vie dans une misère indescriptible depuis longtemps. Nos enfants ne vont plus à l’école, ils sont obligés de travailler pour compléter le revenu du ménage. Nous avons passé la moitié de notre vie et la totalité de notre vie active à la Hasyma et il nous est difficile de trouver de nouveaux emplois vu notre âge. En plus, la quasi-inexistence du perfectionnement des salariés nous laissent à la marge de l’utilisation des nouvelles technologies. Nous vous rappelons une fois de plus que nous traversons une période critique et ne voulons pas arrivé à la même situation que nos collègues dans une société de sucrerie qui ont déclarés publiquement dans les journaux que nos enfants pratiquent maintenant la prostitution pour pouvoir trouver quelque chose à manger ! En sachant que c’étaient les agents expatriés de la Hasyma qui remplissaient les discothèques…

La facette de la misère est trop nombreuse et je vous épargne des détails, non par souci de perdre vos temps « précieux » en lisant cette lettre, mais plutôt pour le respect de la vie de nos confrères.

Nous accusons les employeurs de faire usage de pression et de ces manœuvres qui visent à détourner nos attentions en faisant un chantage sur nos salaires. Nous exigeons le paiement pur et simple, dans l’immédiat de nos salaires comme prévu par la loi.

Peu importe la façon dons vous formulez, reformulez en essayant de nous expliquer la lenteur du processus de liquidation et la logique d’apurement des créances, n’essayez pas de nous embrouiller. Pour nous, les salariés sont des créanciers privilégiés par excellence à même titre que l’Etat. Nous n’avons pas besoin de faire appel à des conseillers juridiques pour le comprendre. Rappelons que vous êtes déjà arrivés à éviter de payer à l’Etat Malgache la taxe qu’il faut pour le dépôt de bilan en procédant à l’apurement de passif par l’actif !!! Pourquoi en effet débourser un milliards d’ariary de taxes alors que ce dernier ne coûte que  10 000 Ariary au maximum !). Peu importe et toute chose étant égale par ailleurs, les problèmes liés aux personnels et à leurs indemnisations persistent et il en faut beaucoup plus qu’un simplement changement de terme technique pour échapper à la convention collective.

Les employeurs connaissent le contexte actuel de Madagascar et c’est avec une surprise consternante et étonnement que nous avons appris l’arrivé de M. Vial et de l’existence de ce proposition d’indemnités « bidon » qui a été établi unilatéralement et qui est « non négociable » et « non révisable ». Il n’y a plus de respect pour les salariés ni des considérations à leurs égards. Déjà, même les personnels de Tanà ne sont pas au courant de son arrivé à Madagascar.

Nous avons été sous les menaces des chômages techniques et de licenciement économique à trois reprises et pendant cette période, aucune proposition d’indemnité de ce genre n’a été avancée. Maintenant, M. Vial (Geocoton) nous « oblige »  d’accepter sa proposition car il trouve que c’est le moment opportun à la « pression » en avançant que c’est la première et la dernière offre que Geocoton propose ! Et leur conseiller juridique d’ajouter qu’ils ont déjà vue et parler avec des personnes « haut placés » avant d’arriver à cette proposition !!!

Comme l’a dit M. Vial, « nous allons parler avec le ministre de la justice, de la finance, des banques, etc. », et comme l’a ajouté M. Guy lors de sa récente propagande à Majunga, « nous avons déjà parler avec le président de la Haute Autorité de la Transition », nous venons aussi d’entamer le même démarche au près des membres de la HAT et des membres du gouvernement de la HAT en sachant que le gouvernement actuelle n’est pas corrompu comme ce d’avant qui acceptait de vous conseiller (au lieu de défendre les employés ou au pire de cas rester dans la neutralité et l’impartialité) et de trahir ces concitoyens en contrepartie de l’argent de la société.

Par conséquent, nous trouvons que votre manœuvre n’est pas à la hauteur de la réputation de votre groupe. Vous essayer de profiter de notre instabilité politique pour vous débarrasser de la convention collective ! Il est vrai que le terme crise veut dire opportunité mais c’est loin d’être le cas pour vous si vous persistez à suivre cette voie et ce mauvais agissement. Prenez votre responsabilité et payez nos salaires, c’est le minimum de respect que vous devez nous fournir.

Jusqu’à maintenant, nous avons observez vos manières de diriger la société, et à plusieurs reprise, vous cherchez à monter tout les scenarios possible pour nous licencier sans tenir compte de la convention collective. Des poursuites ont étés lancés à l’encontre de nos collègues qui essaient de défendre nos droits alors qu’il y a des salariés qui fait usage à titre personnel du bien de la société et que nous avons préférer laisser passer (pas pour longtemps). « Ils font de la salle boulot » comme l’un de vos agents expatriés nous a expliqué et mérite certainement des gâteries pour les aliénés (Sun Tse avait dit juste…). Ces manœuvres coûtent les yeux de la tête à la société alors que les autres salariés luttent à leur survie ! Nous avons beaucoup de faits à relater mais gardons le pour « l’ampamoaka », vous comprendriez ce que c’est. Vous avez imposé vos règles, à vous maintenant d’apprécier les notre.

Une lettre a aussi été envoyé à la Société Générale pour qu’elle prenne connaissance de l’agissement de vos filiale et qui porte préjudice à l’une de ses filiales. Nous espérons qu’elle fasse le nécessaire pour vous aider à reconsidérer le cas de la Hasyma. Nous en avons marre d’attendre de la bouche de vos représentant que les banques locales ont hypothéqués les biens de la Hasyma et qu’il ne reste plus grand-chose pour nous les salariés. Nous rappelons qu’elles ont de meilleurs garantie de payent par l’intermédiaire de leur maison mère qui peuvent faire pression sur vous. « Les parents se portent toujours garants de leurs petits », d’autant plus que c’est vous qui commande tous, à tel point que les agents expatriés et même M. Vial (lors de sa récente visite) ont affirmés qu’ils ne peuvent pas décider seul ». Alors c’est qui le VRAI RESPONSABLE ??? Sommes-nous encore prisonnier de la vieille définition de la société commerciale d’Ambrose Pierce : « dispositif ingénieux favorisant le profit individuel sans responsabilité individuelle » ? Si tel est le cas, la responsabilité sera collective.

Mesdames et Messieurs, certes, nous avons faim mais nous avons encore notre raison et notre « fihavanana », une valeur que vous ne sauriez aliéner avec votre argent. Œil pour œil, dent pour dent, nous vous donnons jusqu’au 30 avril pour payer nos salaires et nous vous recommandons de revenir à Madagascar pour renégocier nos indemnités de licenciements. Nous ne somme pas de bêtes affamés ni des analphabètes comme certains d’entre vous le pense, nous ne voulons pas de mal à la société en revendiquant nos droits. Nous pouvons négocier sur une table ronde comme des êtres humains mais pas comme des renards qui usent da la ruse… Nous vous répétons que ce n’est pas nous les salariés qui a fait des erreurs de gestion mais vous. Alors arrêté de nous culpabiliser et commencer d’abord par sanctionner vos dirigeants.

Espérant une suite favorable de votre part, nous vous prions d’accepter nos requêtes malgré ce ton qui est loin d’être une menace mais l’expression de nos sincères regrets de vous avoir fait confiance.

 

                                                                                              Madagascar, le 28 avril 2009

 

 

Les salariés de la HASYMA

 

 

           

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Publié dans : Lettres ouvertes
Mardi 21 avril 2009

 

Après le succès de Madagascar 1 et 2 au grand écran, le pays qui porte réellement ce nom ne pouvait souffrir de la notoriété du film d’animation de Dreamworks. Madagascar n’y était en effet peuplé que de makis et de foussà. On voulait juste faire paraître que les habitants de ce pays n’étaient pas dignes d’intérêts. On dira même qu’ils étaient inexistants (à part, peut-être un pauvre squelette accroché à la branche d’un arbre). D’ailleurs, le Malgache, ce petit être dont la taille ne dépassait généralement pas la moyenne mondiale, est plutôt réservé, discret même. Peu enclin à l’affrontement, il préfère souvent être d’accord avec tout le monde quitte à se faire taxer de fourbes. Ce caractère équivoque peut déstabiliser un occidental mais quand il apprend à le connaître et trouve que le Malgache est doux, il se dit que ce type n’est pas bien dangereux.

 

CELUI QUI PARLE LE PLUS FORT A RAISON

 

Mais voilà que le Malgache vocifère. Il descend dans la rue et se met à faire un tapage de tous les diables. Tiens donc, ce petit homme que l’on croyait aphone n’était pas aussi docile que ça. Poussé par une horde plus désoeuvrée qu’affamée, il destitue un président élu à un suffrage universel truqué. Et peu importe les arguties juridiques, légaux, constitutionnels, coutumières et j’en passe, j’ai la sonorisation la plus puissante donc j’ai forcément raison. C’est ça la démocratie.

On sait bien que le Malgache est insensible (ou imperméable) à toutes formes de démonstrations savantes qui visent à ébranler ses convictions profondes. Ceci tient plus de la foi érigée en dogme que d’un entêtement imbécile. Le Malgache n’est pas buté. Au contraire, il est malléable (mais imperméable) et a grand cœur. Pas étonnant qu’il voit en ce jeune loup aux grandes dents le Messie qu’il attend depuis l’aube des Républiques. Et de messies, il y en a eu de tout poil à Madagascar. Plus tard, tous ce sont avérés n’être que des bonimenteurs et faux prophètes. Mais comme dit l’adage, l’espoir fait vivre le Malgache.

Gueuler, tempêter, fulminer, il a fallu le faire. Pas facile d’asseoir sa haute autorité si on n’avait pas un bel organe. De surcroît, la belle gueule et la bonne dentition aidant, le Malgache ne pouvait qu’être dévoué à ma bonne cause. On s’en fiche de toutes ces opérations arithmético-démocratiques. Plus on criait fort, plus il y avait de Malgaches derrière moi. C’est ça la démocratie made in Madagascar. C’est ça la grandegueulocratie si vous ne le saviez pas.

 

UN COUP D’ECLAT

 

Puis, la Bête fut terrassée. Il n’a pourtant pas été facile de l’achever. Il a fallu déployer maintes ruses, éviter les attaques nocturnes latérales et les coups bas politiques. Comme c’était une bonne grosse bête de la race de ceux qui ne lâche pas facilement son gibier, les hyènes se sont associées pour mieux l’abattre. Je vous assure qu’on ne retombait pas dans un mauvais remake du Roi Lion. Et le résultat bien qu’il ne fût pas un réel franc succès, était à la hauteur de leurs ambitions personnelles. Si l’homme africain n’était pas assez entré dans l’Histoire, le Malgache au moins s’étalait dans l’actualité internationale.

Un pour tous et tous contre un. Une bourgeoisie malgache exclue et frustrée, des commerçants indo-pakistano-malgaches rancuniers, des militaires soudoyés grâce à l’argent de ces derniers par l’intermédiaire des premiers nommés et une populace plutôt galvanisée qu’acquise à la cause constituaient un vrai mélange détonnant. Mais ne crions pas sur tous les toits qu’on avait sorti la grande muette de son silence à coup de biftons. Ce serait l’aveu qu’on a bien effectué un coup d’état.

Pourtant, on le sait bien qu’il s’agit ici d’un transfert de pouvoir extra constitutionnel en deux temps orchestré par l’ancien président de la haute cours réellement constitutionnelle. Je me disais bien qu’il ne fallait pas faire confiance à ce petit bonhomme qui avait l’air de mon grand père mais avait l’art de la guerre. En virtuose de sa profession et bien qu’il fut parmi les derniers à sauter dans le TGV, il a su retourner la situation de tels sortes que son jeune poulain devienne légalement un président autodésigné démocratiquement sans passer par les urnes.

 

LE PERE NOEL EST UNE ORDURE

 

Ne vous fier surtout pas à sa tête de père noël car le bonhomme s’avèrent être dangereux. Depuis belle lurette, tapis dans l’ombre tel un serviteur de Sauron, il était de tous les coups foireux. En bons marionnettistes, il savait amuser la galerie et dirigeait de main de maître les opérations délicates. Son petit pantin n’avait qu’à se laisser ballotter au fil de son raisonnement. Il n’est plus à prouver maintenant que le gars était un faiseur (et défaiseur) de président.

Pourtant, le Petit avait bien commencé les choses. Le jeune publiciste avait mené une bonne campagne d’intoxication et de démonisation. Surfant sur la spoliation des richesses du pays par notre Berlusconi tropical, il avait pu rameuter une frange de la population malgache. Bien que le mouvement déstabilisa le régime il ne parvint pas à le mettre à terre. On envoya les gens à l’abattoir mais cela n’eut pas l’effet escompté. Peu importe, on accumulait les bonus grâce aux martyrs tombés au champ d’honneur.

Le torrent de sang ne fit peut-être pas déborder le vase mais fit couler les larmes du jeune crocodile. Il a fallu attendre l’arrivée du spécialiste en droit constitutionnel pour couronner cette tragédie pornolitique. C’est vrai qu’on est tombé dans le sadisme en torturant un homme d’église. Et ces Hauts gradés qui s’empressaient de clamer qu’ils n’avaient pas été contraints à remettre le pouvoir à qui de droit, n’étaient ils pas un peu masochiste ? En tout cas, on sait que le DJ ne voulut pas se faire mettre par derrière.

 

LE SURREALISME DE LA GRANDE ILE

 

Mais on n’en a pas fini d’étonner le monde. Nous, les Malgaches, on est trop intelligent et on apprend donc très vite. A peine le président autoproclamé en bonne et due forme fut investi des pouvoirs qu’il s’est conféré, qu’on est revenu dans la rue. Ben oui, on avait compris la formule. Et en deux temps, trois mouvements, la situation s’est carrément retournée.

Les opposants devinrent partisans et les partisans devinrent opposants. Les persécutants persécutés et vice-versa. On aurait même pu échanger les banderoles si ce n’est le risque d’affrontements lors du troc. Comme on avait toujours deux présidents, il fallu deux premiers ministres aussi. Et pour faire bonne figure, cela faisait longtemps qu’on n’a pas eu un bon affrontement entre les civils et les forces de l’ordre avec quelques blessés et des morts si possible. On est déjà nostalgique du parfum âcre des bombes lacrymogènes.

On ne lâchera pas l’affaire tant que notre Père ne revient pas. Et il n’y pas que le retour du Père qui est attendu à Madagascar. Un certain Grand Père est aussi appelé à rentrer ainsi qu’un Oncle. C’est fou ce que le Malgache a de la famille à l’étranger.

Et dire que tout ce drame commença parce qu’on était jaloux de la popularité de Madagascar 1 et 2 au cinéma !

Par bemainty - Ecrire un commentaire - Recommander - Voir les 1 commentaires - Communauté : Liberté et démocratie
Publié dans : Hétéroclites
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